Bugarach, saison 2

Au bout d’un an jour pour jour, je suis repassé samedi dernier par le Bugarach. Cette fois, j’ai su m’appuyer sur le relevé et le diaporama de la sortie de la SMBCN en 2007.

Pour les plus orchidophiles d’entre nous, cet individu me pose problème. Je le trouve trop « gros » pour en faire un Ophrys scolopax ou O. picta… ou peut-être que je me fais juste des idées.

C’était la première fois que j’observais Neottia nidus-avis, ici en bord de route mais également dans les bois près de la cascade des Mathieux :

Les Ophrys insectifera ont su répondre présents :

Un œuf, très probablement de Turdus philomelos (grive musicienne) :

Aster alpinus, sur fond de Genista hispanica et d’Anthyllis montana :

Sans l’avoir prélevé, je ne sais évidemment pas trop quoi dire au sujet de cet œillet. Plantnet me propose Dianthus pungens, mais ça n’engage que lui ou elle :

Un petit problème taxinomique, au sujet de (ce que je suppose être) Senecio gerardi, on parle bien de la même chose que Senecio doronicum subsp. gerardii ?

Iberis saxatilis est toujours en place :

Tout comme Lithodora fruticosa et Erucastrum nasturtiifolium :

Je reste coi devant cette apiacée. J’ai envie de dire Trinia glauca « au pif » mais si c’est faux vous n’avez rien entendu :

J’ignore si nous avons vu le même, mais j’ai plus envie de dire Rhamnus pumila que Rh. alpina, rapport aux nervures moins nombreuses :

Deux Orchis mascula qui crânent au sommet du Bugarach, l’excès de testostérone sans doute :

Je suis toujours aussi perdu lorsque je tombe sur ces Caryophyllacées, quelque chose comme Arenaria grandiflora ou Minuartia verna ? J’ai l’impression qu’il y a plutôt trois styles, ce qui pencherait vers M. verna.

Passons enfin aux choses sérieuses. Le relevé dit Gentiana acaulis, qui est censée être calcifuge (après elle ne fuit peut-être pas assez vite). En suivant la clef, je tombe sur G. occidentalis, mais on connaît mon aptitude proverbiale à utiliser une clef :

Fritillaria pyrenaica et Allium ursinum se portent bien :

Lilium pyrenaicum est au mieux encore en boutons, alors que l’an dernier il était en début de floraison.

Parmi d’autres taxons observés, Androsace villosa, Glopularia repens, Hormatophylla spinosa, Aquilegia vulgaris, et plus particulièrement en ce qui concerne les orchidées, Serapias lingua, S. vomeracea, Orchis purpurea, Orchis anthropophora, Ophrys funerea, Dactylorhiza maculata, Platanthera bifolia, Orchis pallens, peut-être Orchis olbiensis, Orchis militaris, Ophrys aranifera, Neotinea ustulata et Cephalanthera damasonium. En fouillant un peu on doit pouvoir trouver plein d’autres choses comme Coeloglossum viride & al (tout ça pour dire qu’au moins ça sert à quelque chose de publier des bouquins, en vente chez votre libraire).

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Merci Felip, pour ces belles photos , incapable en tant que « généraliste éthérée » de répondre à tes questions mais j’attends avec intérêt l’opinion de nos botanistes certifiés.
Parmi tes commentaires: subtils, celui qui m’a bien amusée se réfère à Orchis mascula (« Botonets de ca » en Catalan) que l’on peut traduire par « testicules de chien » en Français- Référence à ses parties souterraines bien développées.
Thierry Salgués, notre illibérien, était préoccupé par l’absence de taches sur son orchis mâle, Jean Marc lui a répondu que ce n’était pas un critère incontournable.
J’avais pensé à ce moment là qu’il y avait peut être confusion de la part de Thierry entre l’adjectif latin féminin « mascula »:mâle et le nom "macula ": tache, moucheture qui donnerait l’adjectif féminin « maculata »
A chacun sa manière d’approcher les plantes, avec un incontournable respect.
Fins aviat ( à bientôt)

Merci pel reportatge, Felip!
Molt boniques les imatges i interessants els comentaris.
A mi me sembla que si que és una Trinia.
Si mires a Floracatalana veuràs imatges d’escanner de detall.
Records!
Albert

Que bo :grinning_face_with_smiling_eyes:

Aquí?