En balade au Bugarach, j’ai pu observer Aster alpinus (sur la face sud). J’étais étonné de le trouver à si basse altitude, mais les tiges uniflores, la pilosité, etc. semblent correspondre. Vous confirmez ?
Sur les hauteurs, la fritillaire est en fin de floraison. S’agit-il bien de Fritillaria pyrenaica ?
Cette gentiane, est-ce celle de Koch ?
Globularia repens se porte bien ; elle semble lézarder au soleil :
Ici, elle se fait un peu étouffer par cette fabacée rose :
Lilium pyrenaicum est encore en boutons (en descendant vers le col de Linas), voici le premier en fleurs :
Côté orchidées, on trouvera notamment Himantoglossum hircinum, Ophrys apifera, Serapias lingua, Platanthera bifolia, et Orchis militaris :
Bonjour Felip.
Cela me semble bien nommé, mais je ne suis pas spécialiste. La fabacée qui « envahit » la globulaire est Anthyllis montana, alias Vulnéraire des montagnes. A côté de l’Aster, les feuilles à bord festonné sont’elles des Dryas octopetala?
Dans ce forume, peut-on isoler des photos pour répondre point par point?
Louis
Tu peux sélectionner le texte auquel tu veux répondre et cliquer sur le bouton « citer » qui s’affiche au-dessus de la zone de sélection, comme je viens de le faire.
Ah ben tiens, ça serait pas mal, voici un détail d’une autre photo :
Pour les gentianes de ce groupe, des photo du feuillage et des feuilles sont nécessaires. Dans le coin on trouve G. corbariensis (la bien nommée) qui est une sous-espèce de G. occidentalis.
En effet, il ne pouvait s’agir écologiquement parlant de Dryas octopetala : c’est en effet une plante des étages subalpin supérieur et alpin et le pic de Bugarach atteint seulement l’étage montagnard !
En revanche, Teucrium chamaedrys est une espèce qui présente une beaucoup plus grande amplitude altitudinale : il peut dépasser en Catalogne les 2000 m d’altitude ; personnellement en 66, je l’ai rencontrée à plus de 1600 m.
Morphologiquement les feuilles se ressemblent mais dans la forme des feuilles et leur pilosité il y a pas mal de différences : chez Dryas, la base du limbe est arrondie vs décurrente chez le Teucrium ; face inf. du limbe recouverte d’un tomentum blanchâtre chez Dryas vs simple pilosité non recouvrante chez le Teucrium.
Donc ici, le classique T. chamaedrys, courant dans les pelouses calcaires de l’étage méditerranéo-montagnanrd.