Morille des jardins - Samedi 16 avril 2022

Elne, aux Mossellons, dans le potager.

Désherbage manuel d’un carré de safran bordé de topinambours envahissants mais dont les fleurs illuminent cette partie ombragée par une haie de troènes qui gêne la culture des légumes.
Mon « rascle », binette de jardinage en Français, s’immobilise devant un champignon, jamais trouvé ici depuis les 25 ans que je m’y active.
Curieux, mon voisin Albert Brial de Cornellà del Vercol, nous a contacté, il y a une quinzaine de jours pour nous signaler cette chose incongrue qui s’est développée entre son ancienne ruche détruite par le frelon asiatique et son composteur de déchets végétaux.
L’enquête est facile, ce champignon alvéolé est une morille, non sylvestre, aucun arbre capable de symbiose ne vit à proximité.
Il me vient à l’esprit un souvenir ancien, plus de 20 ans, en février au collège d’Elne, quartier du Salita, M. Louis Liotard, Directeur adjoint, me présente un champignon trouvé lors de sa promenade dominicale « a vores del Tec », au bord du Tech, au pied d’un « canyís », claie de roseaux, protégeant un jardin horticole.
Nous nous y rendons, après la sortie des élèves, et remplissons 2 cagettes de Morchella hortensis, déterminées par notre illustre mycologue, Emile Jacquetant, lors de notre réunion du lundi.
Je consulte le livre de Jacquetant : « Les Morilles », « ACHEVE EN MAI MIL NEUF CENT QUATRE-VINGT- QUATRE SUR LES PRESSES DE L’IMPRIMERIE MARENDAZ OFFSET COULEURS AU MONT-SUR-LAUSANNE (SUISSE) ».
Il a mis 30 ans pour réaliser ce livre, et pour ce travail, a parcouru toute l’Europe.
Comme son nom l’indique cette morille pousse dans les terres cultivées et donc amendées mais elle peut de développer dans d’autres habitats et je citerai « Milo », c’est ainsi que ses proches l’appelaient, notamment René Charles Azéma, myco toxicologue et auteur des fascicules n°46 et 47, Les champignons catalans- 1982- Terra nostra -1982.
Donc, ajoutons les autres biotopes cités dans ce livre : « dépôts d’ordures sur les bords de la Têt à Baho, Terrain d’aviation à la Llabanère et diverses récoles de l’auteur ».
Mais cette morille est facilement identifiable par son absence de vallécule, « espace compris entre la base du chapeau et le pied »
Elle partage les mêmes habitats que M. costata mais cette dernière présente une vallécule nettement exprimée.

Je joins les photos !
J’ai envoyé par mégarde les fichiers incomplets- Ai mare!