pourriez-vous me donner votre avis pour quelques taxons observés vers le 15 août dernier entre le Barbet et les Cortalets ?
On commence par les « crêtes » du Barbet : Minuartia recurva ?
Pas très loin, Armeria muelleri, vous êtes d’accord ?
Là ce doit être un tantinet plus bas. Bon, il n’y a que la fleur, mais j’ai dit Cerastium arvense, ça vous va ?
On arrive dans la zone calcaire, au « Mener de l’or », ou en contrebas. On passe aux fougères… et je ne suis pas doué. Lorsqu’on me parle d’indusies et de sores, je panique et mon QI chute de 40 points (reste plus grand chose du coup), mais j’ai dit Cystopteris fragilis :
Une petite vue au passage de cette fameuse mine, et de la brume à flanc de montagne, avec au premier plan les silhouettes de Dryas octopetala en fruits (pour les fleurs faudra revenir à l’heure cette année) :
Et après ce bref intermède, Achillea ptarmica et Antennaria carpatica ?
Puis Artemisia umbelliformis et Campanula rotundifolia :
Et enfin, Minuartia verna et Salix reticulata :
En guise de remerciement, un souvenir de cet Epipactis atrorubens :
Bonjour
Pour ce qui est de ma compétence, Cystopteris fragilis me semble bon. Pour les indusies, sores, sporanges et spores, une petite séance de définition en salle de réunion serait utile … dès que possible!
Pour le saule, j’ai des doutes. Il faudrait voir les feuilles en détail et les deux faces.
Louis
Là, j’irais plutôt du côté d’un Rhamnus: R. pumila. Le saule réticulé a les feuilles mates et gauffrées. R. pumila a d’habitude les marges crénelées… A revoir fleuri?
Oui, il y a un problème avec mon identification… Les deux poussent sur calcaire, mais Rhamnus pumilus est censé bien aimer les fissures des rochers. Il est décrit comme un « arbrisseau à rameaux tortueux » (difficile à vérifier ici, les rameaux sont plutôt jeunes) « qui s’étalent en espalier caractéristique, épousant la surface rocheuse contre laquelle il se développe » (ça correspond).
Tant que j’y suis, je tenais à vous présenter Cophopodisma pyrenaea, orthoptère de la sous-famille généralement montagnarde des Melanoplinae, rencontré sur le Barbet. Cette espèce est relativement courante par rapport aux autres. Élytres absents, espèce aptère, et, particularité notable, tibias postérieurs bleuâtres !
Belle photo. C’est grand comment ?
On ne voit pas trop les tibias (le liseré bleu de la patte gauche du mâle ?), mais ça a l’air de bien s’amuser …
Louis
Pour la première, pourquoi pas Arenaria grandiflora ? Le Cystopteris, c’est alpina, avec les nervures arrivant sur des méplats, la Campanula, cochlearifolia…
Pour le Salix, ce n’est pas reticulata, c’est sûr. A priori pas un rhamnus. Probablement S. pyrenaica, mais sans la taille des feuilles…
L’Epipactis, c’était où ? Tu pourrais m’envoyer la localisation, stp ?
Pour le Cystopteris, je vois plutôt les nervures arrivant à l’apex des pinnules (fragilis) et non dans l’échancrure (alpina). Les pinnules d’alpina sont étroites avec des bord parallèles ce qui ne me semble pas être le cas ici. Je ne suis pas familier de C. alpina, mais je me fie à Prelli.
Pour A. grandiflora, j’ai : sépales deux fois plus courts que les pétales blancs, alors que pour M. recurva : sépales ovales-lancéolés liserés de blanc, à peu près aussi longs que les pétales ; a priori ça correspondrait mieux.
Donc si on n’y arrive pas, faudra revoir ça de plus près dans quelques mois…
Merci, j’ai dû rechigner à la classer parmi les « plantes naines » — faut dire que je suis encore traumatisé par les bureaucrates qui ont rétrogradé Pluton au rang de planète naine. Blague à part, ça n’a pas l’air toujours évident, les campanules…
Faudra confirmer cette année, de toute façon je tiens à voir le Dryas en fleurs Ceci dit, le milieu correspond parfaitement : « escarpements rocailleux ou éboulis relativement stabilisé, sur sol frais, calcaire de préférence, en compagnie de la Dryade ».